Sanctuaire d'Aralar
Là où la montagne garde le silence et où vous apprenez à l'écouter
Vous quittez Ttipiaenea après le petit-déjeuner. Pas de hâte. La route monte en douceur entre hêtraies et prairies, et la voiture sent le café et le pain que vous avez pris pour la route. En une demi-heure, le monde que vous connaissez a disparu et vous êtes dans un autre : la sierra d'Aralar, verte, vaste, avec ce silence qui n'est pas absence de son mais présence de quelque chose de plus grand.
Un plateau sur le toit de la Navarre
Aralar n'est pas une montagne que l'on gravit. C'est un plateau que l'on parcourt, une étendue de prairie alpine à plus de 1 000 mètres où le vent arrive pur et où les vaches à clarine paissent sans s'émouvoir des visiteurs.
Les enfants courent vers elles. Les couples marchent sans destination précise. Ceux qui viennent seuls s'assoient sur un rocher et regardent l'horizon jusqu'à en oublier l'heure. Tout cela se passe ici, en même temps, sans que personne ne gêne personne.
Les jours clairs, les Pyrénées pointent à l'horizon. Le Cantabrique brille au loin. Et la sensation d'être au centre de quelque chose d'important —sans trop savoir de quoi— ne vous quitte pas de la journée.
San Miguel de Aralar : mille ans de pierre et de silence
Au sommet de la sierra, presque à la limite entre la Navarre et le Pays basque, se dresse le sanctuaire de San Miguel de Aralar. Roman, du XIe siècle, bâti sur une grotte de légende où —dit-on— un chevalier fut ramené à la vie par l'archange.
Pas besoin de croire à la légende pour ressentir quelque chose en entrant. La pierre froide, la lumière qui filtre par les fenêtres étroites, le retable émaillé qui brille dans la pénombre… C'est un de ces lieux où l'histoire et le paysage se fondent d'une manière que vous ne saurez bien expliquer une fois rentrés.
Arriver à Ttipiaenea avec faim et bonheur
La descente est douce. La voiture sent l'air frais et quelque chose d'indéfinissable que seuls ont les jours en montagne. Les petits s'endorment sur la banquette arrière. Les couples n'éprouvent pas le besoin de parler.
De retour à Ttipiaenea, la maison a une autre lumière l'après-midi. La cuisine attend. Le bois est prêt. Et vous vous rendez compte que la journée a été exactement ce qu'il vous fallait, sans que personne ne vous l'ait dit.
Comment s'y rendre depuis Ttipiaenea
- Distance33 km · 36 min en voiture
- ItinéraireNA-150 direction Lekunberri → Aralar
- DifficultéFaible à moyenne · Sentiers accessibles
- Meilleure saisonPrintemps et été ; en hiver il peut y avoir de la neige
- Avec enfantsOui, idéal à partir de 4–5 ans